N°14
F1Analyse

Le nouveau moteur Ferrari confirme un gain trop petit pour changer la donne

Le deuxième et dernier développement moteur Ferrari autorisé en 2026 a apporté un progrès à Monza, mais Oliver Bearman le juge nettement inférieur au gain produit par le nouveau plancher et la carrosserie révisée de Haas. Le Britannique a signé sa meilleure qualification depuis la Chine, en douzième position, avant de terminer quinzième. Haas a ainsi enchaîné une septième course sans point.

Cette lecture rejoint la prudence de Fred Vasseur : le groupe propulseur améliore la base, sans combler à lui seul le déficit de puissance pure. Bearman estime que le bénéfice aérodynamique vaut plus de deux à trois fois celui du moteur sur la moyenne d’une saison.

Le cas d’Esteban Ocon rappelle toutefois qu’une pièce performante ne résout pas une voiture instable : il a encore signalé une perte de charge arrière et une forte variabilité entre les deux monoplaces.

À Madrid, Haas disposera d’un meilleur test de son nouveau plancher hors des contraintes extrêmes de Monza. Pour Ferrari, le Madring permettra surtout d’observer l’ADUO 2 dans un contexte moins dominé par la vitesse de pointe. Les deux évolutions doivent donc être évaluées séparément.

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