LE DÉBAT — Mercedes a-t-elle raison de pénaliser Antonelli à Monza ?
La décision de Mercedes est rationnelle, mais elle n’est pas sans coût. Antonelli dépassera à Monza l’allocation autorisée de certains éléments du groupe propulseur et reculera donc sur la grille. L’équipe préfère prendre cette pénalité maintenant pour renforcer sa réserve de fiabilité, après plusieurs problèmes techniques cette saison, plutôt que d’attendre une piste où remonter serait plus difficile.
Monza offre les meilleurs arguments en faveur de ce choix : longues lignes droites, aspiration et possibilités de dépassement. L’histoire montre qu’une pénalité n’y condamne pas nécessairement une course — Max Verstappen y a gagné en 2022 malgré cinq places de recul, et Isack Hadjar est remonté de la voie des stands à la dixième place en 2025. Antonelli dispose en plus de 59 points d’avance sur Russell et Hamilton.
Mais ces précédents ne sont pas une garantie. Partir au milieu du peloton augmente le risque d’incident au premier freinage, complique la gestion des pneus et peut enfermer une voiture rapide dans un train DRS. La forme récente de McLaren réduit aussi le droit à l’erreur. Mercedes a donc probablement choisi le circuit où la sanction coûte le moins cher ; elle accepte néanmoins d’exposer son leader à une course plus imprévisible devant son public. Le vrai jugement dépendra moins de sa position de départ que du nombre de points qu’il réussira à sauver dimanche.

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